Les engins de guerre
Lorsqu’il s’agit de guerre, l’homme de tous les temps fit preuve de grande ingéniosité.
Les perfectionnements ont conduit à l'amélioration de la fronde en machine de jet. C’est vers le Xe siècle, lorsque la pierre commença à être préférée au bois pour la construction des remparts entourant les places fortifiées, que les machines de siège firent leur apparition. Les plus importantes mesuraient huit mètres de haut et leur construction requérait un savoir-faire important que seuls quelques ingénieurs maîtrisaient. Plus d’une machine mal conçue se cassèrent au premier tir… Au XVIe siècle, l’arrivée de l’artillerie à poudre et le remplacement du boulet en pierre par des projectiles en fer sonnèrent le glas de cette évolution.
Les machines de siège sont des armes de jet. Elles fonctionnent sur le principe de la fronde, connu depuis très longtemps puisque déjà mentionné dans la Bible. Durant le Moyen Âge, il n'en existe que deux types : des machines perfectionnées, construites en temps de paix avec des pièces de bois sec, et des machines construites rapidement sur place, pendant les hostilités. Ces dernières se révèlent moins performantes par l'utilisation de bois moins préparés.
La machine de siège n'est pas une catapulte. En effet, la technique de propulsion d'une catapulte est un ressort, alors que celle d'une machine de siège est un balancier. Les catapultes, d'origine romaine, fonctionnent comme un arc: la force de propulsion est donnée par un ressort que l'on tend préalablement. Les machines de siège propulsent les projectiles grâce à la force d'un contrepoids qu'un mécanisme permet d'armer.
Voici les six machines présentent actuellement sur le site de la Bâtiaz :
| Le Mangonneau à
roues de carrier
( XIIème - XIVème siècle ) |
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Le Mangonneau
(XIIe
- XIVe siècle) |
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| Le Couillard ou
Biffa
Dimension au
sol : 2,50 x 5m |
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Les performances de cette machine sont inférieures à celle du trébuchet, mais sa cadence de tir quatre à cinq fois supérieure, avec une équipe très réduite de servants (quatre à cinq hommes), lui a fait pendant longtemps concurrencer l'artillerie à poudre. Sa hauteur maximale est de 8m40 et son poids dépasse trois tonnes. Avec une cadence de dix tirs à l'heure, on imagine aisément les dégâts causés par un engin fonctionnant jour et nuit. Quant à son étymologie… Napoléon III remarquait déjà qu'un simple coup d'œil sur sa silhouette suffisait à la comprendre.
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La Bricole
( XIIème - XVème siècle )
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Le Trébuchet
( XIIème - XVIème siècle ) |
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Le trébuchet est l'engin le plus puissant de l'époque. Il fonctionne selon le principe du balancier mis en mouvement par un contrepoids mobile très lourd (jusqu'à 18 tonnes) et mobile. Il nécessite une main d’œuvre très spécialisée et très coûteuse pour l’époque. Sa précision est redoutable mais sa cadence de tir est lente. Son nom provient de l'occitan "trebuca", qui apporte les ennuis. AA la simple vue de cette véritable arme de dissuasion, de nombreuses places fortes capitulèrent. Au cours d'essais récents, un boulet de pierre de 56 kilos a été projeté à 212 mètres et plusieurs projectiles ont atteint strictement le même point d'impact. L'engin présent sur le site est un trébuchet pédagogique: c'est une réplique à l'échelle d’un tiers. Il a été conçu pour être manié par des enfants.
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La Bombarde
( XVème siècle ) |
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