Les machines de guerre

Lorsqu’il s’agit de guerre, l’homme de tous les temps fit preuve de grande ingéniosité.

Les perfectionnements ont conduit à l'amélioration de la fronde en machine de jet. C’est vers le Xe siècle, lorsque la pierre commença à être préférée au bois pour la construction des remparts entourant les places fortifiées, que les machines de siège firent leur apparition. Les plus importantes mesuraient huit mètres de haut et leur construction requérait un savoir-faire important que seuls quelques ingénieurs maîtrisaient. Plus d’une machine mal conçue se cassèrent au premier tir… Au XVIe siècle, l’arrivée de l’artillerie à poudre et le remplacement du boulet en pierre par des projectiles en fer sonnèrent le glas de cette évolution.

Les machines de siège sont des armes de jet. Elles fonctionnent sur le principe de la fronde, connu depuis très longtemps puisque déjà mentionné dans la Bible. Durant le Moyen Âge, il n'en existe que deux types : des machines perfectionnées, construites en temps de paix avec des pièces de bois sec, et des machines construites rapidement sur place, pendant les hostilités. Ces dernières se révèlent moins performantes par l'utilisation de bois moins préparés.

La machine de siège n'est pas une catapulte. En effet, la technique de propulsion d'une catapulte est un ressort, alors que celle d'une machine de siège est un balancier. Les catapultes, d'origine romaine, fonctionnent comme un arc: la force de propulsion est donnée par un ressort que l'on tend préalablement. Les machines de siège propulsent les projectiles grâce à la force d'un contrepoids qu'un mécanisme permet d'armer.

Voici les six machines présentent actuellement sur le site de la Bâtiaz :